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Dans les coulisses d’une lecture d’annales akashiques

10 oct.
9 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 6 jours

Les annales akashiques sont entrées dans ma vie par hasard.


En septembre 2023, une praticienne recevait dans la librairie spécialisée proche de mon lieu de travail. J’étais bien loin du monde des médiums et des praticiens intuitifs, mais j’ai ressenti un appel très fort, à un moment de ma vie où je me reconnectais à mon intuition.


Ce jour-là, elle ne m’a rien dit de capital. Elle a pourtant ouvert un espace qui m’a subjuguée : j’ai compris qu’il existe en chacun de nous un espace de communication entre notre être profond et l’information du monde.


Une bibliothèque universelle de mémoires


Les annales (ou registres, ou archives) akashiques forment une immense bibliothèque d’informations, ou, pour une image plus moderne, un cloud, qui conserve les mémoires de l’univers depuis sa création. Elles concernent les humains et le vivant en général.

Emil Widlund
Emil Widlund

Les annales d’une personne rassemblent les mémoires de sa vie depuis l’enfance, celles de ses lignées, et ses mémoires karmiques, c’est-à-dire ses vies antérieures. On peut aussi consulter les mémoires d’un lieu, d’une relation ou d’une organisation.


Toutes ces mémoires contiennent des ressources et parfois des traumatismes. Y accéder donne des clés pour comprendre son fonctionnement, se libérer de schémas qui ne nous servent plus, retrouver des ressources et de l’énergie vitale.


Trois ans pour apprendre à ouvrir les annales


L’expérience m’a tellement marquée et intriguée qu’en janvier 2024, je me suis engagée dans une formation très exigeante auprès d’Amandine Adnot. Elle a duré trois ans et je viens de clore ce chapitre passionnant de ma vie. Trois ans de découverte de soi, de libération de mes conditionnements, de pratiques énergétiques, de transmission sur les lois du karma, et d’apprentissage progressif : développer mon canal de réception, conduire une séance, tenir un cadre éthique.


La première année, j’ai appris à accéder à ces informations pour moi. Je vous raconte ma première expérience marquante, mais il y en a eu tant d’autres. À cette époque, je détestais conduire, je me jugeais très mauvaise conductrice et je refusais de transporter des enfants. J’avais aussi une relation compliquée, assez hostile, avec l’alcool. Lors d’une lecture (on appelle lecture le processus d’ouverture des annales), j’ai eu accès à une vie antérieure : j’étais une mère qui, sous l’emprise de l’alcool, avait tué ses trois enfants dans un accident de voiture, et qui avait fini sa vie dans un hôpital psychiatrique, détruite par son acte. Après la libération de cette mémoire traumatique, j’ai pu à nouveau conduire des enfants et ma sensibilité à l’alcool s’est apaisée.


C’est un exemple que j’aime donner pour illustrer les empêchements que peuvent produire des évènements antérieurs à la naissance sur le présent, et comment une lecture d’annales permet de récupérer des capacités et de vivre plus simplement le présent.


La deuxième année a été celle de l’apprentissage de la lecture pour autrui, et pour moi celle de la traversée du doute. Comment oser transmettre des informations d’une provenance aussi immatérielle ? Comment distinguer les informations reçues et les productions de son mental ? Comment laisser venir les informations sans les juger, sans les interpréter, sans les censurer ?


La pratique et les retours suite à mes lectures m’ont apporté la sérénité : mon mental n’était pas capable de « deviner » les éléments très précis évoqués dans ces lectures, mon mental n’était pas capable d’« inventer » une histoire au fur et à mesure qui réponde aussi bien à l’intention de départ. Enfin, mon esprit n’est tout simplement pas capable d’être aussi poétique, subtil et symbolique que ne le sont parfois mes lectures.


Par ailleurs, le fait de lire aussi bien pour moi que pour les autres me persuade de la puissance du processus, indépendamment finalement de la question « d’où vient cette information ? »


La troisième année a été celle de la confirmation. Les doutes passés et la pratique aidant, mes lectures sont devenues plus longues, plus riches, plus aidantes et plus structurées. J’ai lu d’abord pour mon entourage, puis pour l’entourage de mon entourage. Aujourd’hui, je les propose dans mon accompagnement.


Passer les seuils avec les annales


J’ai commencé cette formation avant de devenir passeuse de seuil. La solidité psychique et émotionnelle acquise pendant ce parcours m’a conduite vers cette orientation professionnelle.


Aurélie Paquignon - photo prise au Cap Vert
Aurélie Paquignon - photo prise au Cap Vert

Passer un seuil, c’est trouver les ressources pour surmonter un obstacle. Cette définition convient aussi aux lectures d’annales : derrière une difficulté présente, différentes mémoires peuvent avoir été réactivées par la situation, et les libérer peut avoir un effet très bénéfique sur le présent. Les annales se révèlent ainsi un outil puissant pour accompagner le passage des seuils.


J’ai ainsi aidé une jeune fille à réduire des crises d’angoisse inexpliquées afin qu’elle vive son quotidien plus sereinement, j’ai accompagné plusieurs personnes pour qu’elles trouvent en elles les ressources de choisir une orientation professionnelle, et dernièrement, j’ai identifié pour deux personnes la source des blocages dans d’éventuelles rencontres amoureuses.


Dans les coulisses d’une lecture


Vous vous demandez certainement à quoi ressemble une lecture. Je vous partage quelques extraits de lectures réalisées pour moi et enregistrées : l’une porte sur les mémoires qui influencent la relation entre moi et une autre personne, l’autre sur les mémoires de ma maison.


L’objectif pour moi est d’être concrète et de vous éclairer sur le déroulement sans entrer dans le détail des scènes. Il s’agit bien de ma manière de lire les annales et en aucun cas d’un mode d’emploi.


1. On ouvre les annales et on pose l’intention.


Poser l’intention oriente les informations qui vont nous parvenir. Pour reprendre la métaphore de la bibliothèque, c’est comme indiquer au bibliothécaire le type de livre que l’on cherche plutôt que d’errer dans les rayons.


(relation) « Maître d’Akasha, j’ouvre les annales de ma relation avec une personne de mon entourage professionnel. Je demande à savoir, dans la plus haute bienveillance, ce que j’ai besoin de savoir, sous l’angle des mémoires karmiques, pour prendre les meilleures options et décisions dans cette vie. »


(maison) « Je demande l’autorisation du gardien de cette maison pour ouvrir ses annales. » La réponse positive arrive aussitôt. Puis vient l’intention : « Je souhaite savoir ce qui, dans les mémoires de cette maison, fait que cette énergie est si belle et si forte. »


Pour la lecture des annales akashiques d’une personne, son autorisation expresse est demandée.


2. Les informations arrivent par différents canaux et sont restituées à la personne au fur et à mesure.


Les informations qui me parviennent mobilisent mes différents sens et constituent des scènes, des histoires, des situations.


Parfois, je comprends très vite qu’il s’agit d’une métaphore : la personne est par exemple représentée sous la forme d’un animal et le cadre a quelque chose d’un peu « conte de fée ».


D’autres fois, il s’agit d’une scène réaliste, et au fil du déroulé, je comprends quelle est l’époque et qui sont les personnages. Je peux alors rattacher la mémoire mise au jour soit à l’enfance de la personne, soit à ses lignées (ses ancêtres), soit à son vécu karmique (vie antérieure).


Les éléments arrivent selon les sens qui interviennent, comme l’illustrent les extraits suivants :


Visuel : « Je vois un univers celtique, médiéval, proche de la nature. » Ou : « Je vois la femme dans une cuisine, un peu dans une esthétique “La Laitière” de Vermeer, avec un homme aimant à la maison. C’est lui qui commande. » Ou, plus métaphorique : « L’image du yin et du yang se présente à moi. »


Corporel : « J’ai soudain très mal à la jambe droite. Je demande ce que cette douleur veut me dire. La réponse évoque le mouvement et l’invitation à ne pas rester immobile sur des acquis. » Ou : « Je perçois qu’elle avait quelque chose autour des mains. » Ou : « Je sens comme mon cœur transpercé. »


Émotionnel : je ressens les émotions liées à la scène. « Quand je me connecte au jardin, je ressens beaucoup de joie. La maison, c’est la paix, le jardin, c’est la joie. » Ou : « Mais elle ne se sent pas bien, elle a une forme de culpabilité, une forme de peur, parce que le contexte n’est pas du tout ouvert à ce qu’elle fait. Elle a peur de mettre son mari en danger. »


Auditif : « J’entends le mot égalité, puis les mots socle, puissance, co-création. » Ou : « La réponse qui me vient : c’est à toi de le décider, mais oui, plutôt. »


3. De nouvelles questions complètent ou éclairent les informations.


D’un certain point de vue, une lecture ressemble à une enquête : beaucoup d’éléments se présentent et il convient d’explorer les différentes pistes (qui sont les personnages ? pourquoi sont-ils là ? quelle est la relation entre eux ? pourquoi la scène se présente-t-elle ainsi ? comment cela évolue-t-il ?).


Voici quelques exemples de questions de précision : « Est-ce que par la suite il se passe quelque chose de particulier qui mériterait d’être mis en lumière ? » Ou : « Et à cette époque et dans cet univers, qu’est-ce que ces personnes s’apportent l’une à l’autre ? »


Les réponses sont parfois très claires, parfois plus nuancées.


4. Si la lecture met au jour un traumatisme, une libération est proposée.


Un choc ou un événement très douloureux à pu laisser une partie de soi en suspens, comme restée dans le lieu de la mémoire où il s’est produit. On parle alors de la perte d’un fragment d’âme. La séance conduit ensuite à recouvrer ce fragment d’âme. Les deux lectures citées ici sont restées sans libération, alors que la scène de l’accident de voiture, racontée plus haut, en a entraîné une.


5. La lecture revient régulièrement au présent, car les mémoires ont de l’utilité lorsqu’elles l’éclairent.


L’intérêt d’une lecture réside essentiellement dans ce qu’elle peut apporter à la situation présente : aide à la décision, apaisement d’une relation ou d’une émotion, compréhension d’une situation, mise en lumière d’un schéma répétitif… Le retour au présent est donc essentiel :


« Qu’est-ce que ces éléments disent de notre relation possible aujourd’hui, sur le plan amical ou professionnel ? » Ou : « Est-ce que je peux avoir plus d’indications concrètes sur ce que pourrait être ce projet commun ? » Ou : « Est-ce qu’il y a quelque chose à savoir pour que la collaboration se passe bien ? » et pour ce dernier exemple, une des réponses reçues : « L’enjeu est de prendre ma juste place à côté de quelqu’un qui est déjà dans la lumière, sans mendier et sans me sentir inférieure. »


6. Pour clore, on remercie la source de l’information et on referme les annales.


Il est très important de refermer les annales, le canal de communication avec la grande bibliothèque, et de remercier les « bibliothécaires » que sont les maîtres d’Akasha.


« Il me semble qu’on a fait le tour de la question. Je vais refermer les annales de cette relation. Je remercie les maîtres d’Akasha, les guides, pour cette longue ouverture et les informations apportées. Je laisse ici et maintenant ce qui ne m’appartient pas. »


Vies antérieures, voyance : deux précisions


Une vie antérieure se présente quand elle constitue une source d’information et apporte de la lumière au présent. Je constate d’ailleurs qu’elle n’est pas toujours le meilleur vecteur de compréhension : une métaphore se révèle souvent tout aussi parlante.


La lecture akashique se distingue de la voyance. La voyance cherche à prédire l’avenir, à deviner des événements futurs ou à anticiper des choix précis. La personne qui consulte reste souvent passive face à un « devin » qui lui annonce un futur plus ou moins figé. Une lecture akashique est un travail d’introspection, de compréhension du présent et de libération des blocages liés au passé, avec l’accent mis sur le libre arbitre. Elle donne des clés de compréhension pour que la personne reste actrice de sa vie et de ses choix. Elle peut aborder l’avenir, mais dans mon cas, c’est plutôt rare.


Poser un cadre éthique


Les annales s’ouvrent avec l’autorisation expresse de la personne concernée. Elle doit être majeure, en pleine possession de ses moyens et de son libre arbitre, donc hors emprise de drogue ou de médicaments qui altèrent la conscience.


On ne peut pas ouvrir les annales de votre enfant, mais on peut examiner comment, en tant que parent, vous pouvez l’accompagner au mieux. De la même manière, on ne peut pas ouvrir les annales d’une autre personne, mais on peut essayer de mieux comprendre les enjeux de la relation.


Il est important de préciser que les lectures d’annales ne remplacent pas un suivi médical ni un suivi psychologique.


Vivre une séance avec moi


La séance se déroule de vive voix, dans mon cabinet à Bordeaux, ou par téléphone. Elle dure un peu plus d’une heure : quelques minutes pour poser le cadre et répondre à vos questions, puis la lecture.


Dans les deux cas, vous recevez l’enregistrement audio pour pouvoir la réécouter.



Une ressource à développer


Les annales akashiques sont pour moi une ressource merveilleuse pour mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons et les difficultés que nous rencontrons. Dans le cadre de ma pratique professionnelle, elles sont une ressource que je compte développer en pratiques individuelles autant que collectives.

 
 
 

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